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Sactuaire de My Son Vietnam

My Son Vietnam : Que faire et visiter à My Son? Retrouver les bons conseils, toutes les infos indispensables à la préparation de votre voyage au sactuaire de My Son.

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Aperçu du sanctuaire de My Son Vietnam

Situé à environ 50 km à l’ouest de Hoi An et au sud-ouest de Da Nang. Étudié sur le terrain par l’archéologue français Parmentier à la fin du XIXe s, c’est le site archéologique le plus important du royaume du Champa et de la civilisation cham.

Il s’agit d’un lieu saint créé par l’empereur Bhadravarman, à la fin du IVe s, qui devint un centre religieux et politique au fil des siècles, puis la capitale du royaume du Champa (influence hindoue d’abord, puis bouddhiste).

Belle vidéo sur le sanctuaire de My Son

Aujourd’hui, il y a à peine un dizaine de tours debout, mais le site (une cuvette entourée de collines) a gardé toute sa beauté. Ce que l’on peut admirer ne représente qu’un dixième de la cité des origines, la majeure partie de My Son ayant été bombardée pendant le guerre américaine.

  • Horaires: tous les jours 7h-17h. Le meilleur moment est le lever du soleil.
  • Entrée: le billet coûte 150 000; gratuit moins de 12 ans. Si vous n’êtes pas en groupe, il s’achète au comptoir devant le nouveau musée.
  • Guides: les tours organisés prévoient des guides compétents. Si vous y allez par vos propres moyens, il y en a plusieurs sur place qui peuvent faire la visite en anglais et parfois en français. Ne pas oublier de leur laisser un pourboire.
  • Spectacle de danse cham: Tous les jours sauf lun à 9h30 et 10h30, en arrivant sur le site même. Durée: 15mn.
  • Musée: un bien grand mot pour une vaste salle où sont présentées l’histoire et l’architecture cham à travers de multiples panneaux – un peu fastidieux à lire. Seules quelques stèles et colonnes viennent égayer la présentation.

Histoire du sanctuaire de My Son Vietnam

Le royaume du Champa dura IIe au XVe s et s’étendit de Hue au cap Saint-Jacques. En bordure des pays sous tutelle chinoise, au sud du 18e parallèle, cohabitaient divers groupes malayo-polynésiens (en plusieurs entités ou régions autonomes), grands navigateurs venus probablement d’Indonésie. Le premier roi connu fut Sri Mara, au lle s. Face à la menace chinoise, plusieurs de ces régions s’unifièrent pour résister.

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C’étaient des peuples de marins, de pêcheurs et de pirates. Au IVe s apparut le terme pour désigner cette longue région échappant à l’hégémonie chinoise. Son véritable unificateur fut le roi Bhadravarman Ier en l’an 400. Au Ve s, la capitale cham s’installa à Simhapura, au nord-ouest de Da Nang. Au VIIIe s, elle déménagea à Po Nagar, pour revenir un siècle après à Indrapura, à une soixantaine de kilomètres de Da Nang. Durant 200 ans, cette nouvelle capitale brilla d’un grand éclat (construction d’un grand monastère).

Depuis de VIIIe s, d’ailleurs, après avoid embrassé l’hindouisme, le Champa était devenu bouddhiste. Au XIe s, la capitale fut définitivement transférée à Vijaya, au sud. Du IVe au XIIIe s se développa en même temps la splendeur de My Son, le principal centre religieux cham. Pendant toute cette période, le royaume cham eut peu de choses à craindre de la part du royaume viet au nord, lui-même préoccupé de se défendre contre l’expansionnisme chinois. Face aux attaques du royaume khmer d’Angkor, le Champa résista également bien (à part une courte occupation au début du XIIIe s). L’âge d’or du Champa se situa au XIe s. Le pays était riche. Beaucoup d’or et de minerais. Il se couvrit de temples et de sanctuaires.

Vaincre les Mongols

En 1282, l’empereur Kubilai Khan envoie au Champa Soegetu, général mongol, pour conquérir ce riche royaume au sud de la Chine. Le roi cham Indravarman XI, ne pouvant livrer de bataille frontale avec son adversaire, se réfugie dans les montagnes. De là, il mène alors une guerre d’usure qui se terminera en 1285 par la défaite des Mongols. Soegetu fut mis à mort.

Pour éviter les représailles chinoises, le roi cham envoya une ambassade à Kubilai qui répondit par l’envoi d’une mission en 1288 à laquelle participait… Marco Polo. L’illustre marchand vénitien, devenu ambassadeur de Kubilai, évoque son passage au Champa dans son Livre des Merveilles (Le Devisement du monde).

Les Chams avaient gagné la paix en échange d’un lien de vassalité avec le puissant empire chinois. Chaque année le roi payait son tribut à l’empereur de Chine: une vingtaine de beaux éléphants et quantité de bois d’aloès.

L’invasion des Viets du Nord

Ce n’est qu’en 1471 que le roi viet Le Thai To arriva à vaincre les troupes cham. Le royaume fut d’abord divisé en quatre régions. Il disparut définitivement au XVIe s, à la suite des attaques conjuguées des Viets et des Khmer. Le royaume cham se réduisit alors à une poignée de villages perdus au fin fond du pays. Le dernier roi cham mourut en 1697 dans une prison à Hue.

Au XIXe s, il subsistait encore une petite principauté cham vassalisée, mais l’empereur Minh Mang y mit un terme. Aujourd’hui, il reste moins de 20 000 Cham, circonscrits dans la région de Phan Thiet et Phan Rang au sud. La plupart se sont féfugiés au Cambodge, de culture plus proche. À noter qu’ils parlent encore leur langue et conservent une grande partie de leurs coutumes et mode de vie ancestraux – évoquant en partie ceux des Balinais.

Culture, civilisation et art Cham du sanctuaire de My Son

On connaît beaucoup moins de choses sur la société cham que sur celle des Viets. Matriarcale, elle était inspirée de la société et de la culture indienne. Le calendrier était hindou et il existait un système de castes.

sactuaire de My Son

C’était une monarchie de droit absolu, aussi le roi (réincarnation de Shiva) possédait-il toutes terres du pays. Elles étaient distribuées aux fonctionnaires royaux. Le roi vivait dans un faste inouï et possédait un immense harem. Sans atteindre la magnificence et le monumantal de celui des Khmers, ni de Borobudur ou Pagan, l’art cham a été fortement influencé par l’art indien.

Par exemple, cette tour carrée à plusieurs étages, appelée kalan, ressemble au sikhara indien. Le kalan symbolisait le centre de l’univers et son toit le mont Méru, domicile des dieux. On ne trouve pas de monuments antérieurs au VIIIe s, car ils, car ils étaient construits en bois et disparurent dans les tourmentes.

Le site, autrefois assez difficile d’accès, fut choisi pour éviter les possibles attaques sur Tra Kieu, la capitale du Champa. Il y eut jusqu’à 78 édifices. Les intempéries, mais surtout les guerres ont détruit la plupart d’entre eux.

La dernière, avec les Américains, fut particulièrement destructrice. Sanctuaire vietcong, My Son fut énormément bombardé par les B52 (sans compter les dégâts des mines). Entre 1984 et 1994, un architecte polonais dirigea des travaux de fouilles. Des Italiens les poursuivent aujourd’hui.

Quand et comment aller du sanctuaire de My Son?

Le meilleur moment: pendant la saison sèche, de mars à août. L’après-midi plutôt que le matin en haute saison car il y a beaucoup de monde.

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Les tours organisés: la solution la moins onéreuse consiste à prendre une excursion au départ de Hoi An. De nombreux hôtels routards et agences Open Tour la proposent pour seulement 10 US$ environ. Les bus/minibus partent le matin à 5h ou 8h et rentrent à Hoi An vers 10h ou 13h. compter environ 1h de trajet.

L’option la moins chère comprend l’aller er retour en bus, mais on peut aussi choisir un panaché bus-bateau. Dans ce cas, le retour n’a lieu que vers 14h30. Cela dit, sachez que beaucoup de temps est perdu en route, pour récupérer tous les clients à leur hôtel d’abord, puis dans les restos à l’entrée du site… On ne passe vraiment que 1h30 sur le site, ce qui est bien juste pour en profiter pleinement.

Certains préféreront venir par leurs propres moyens: la moto ou le scooter est une bonne solution.

Autre opition: la voiture avec chauffeur. Compter env 800 000 Dg.

En venant de Hoi An ou de Da Nang, la route est goudronnée jusqu’à l’entrée du site.

On visite surtout les temples des groupes B, C et D, les plus accessibles et les moins endommagés.

Que visiter du sactuaire My Son Vietnam ?

Visiter le group C du sactuaire My Son

C’est par le groupe C que vous aborderez le site. Face à vous, le kalan C1, édifice dressé sur une base rectangulaire avec une unique porte orientée à l’est, face au soleil levant. Sur les trois autres côtés, fausses portes et fausses corniches. Sculptures sur brique. Le kalan, dédié à Shiva, représente l’univers. Il possède un toit dit scaphoïde (en forme de barque). De part et d’autre, les tours portiques marquent les limites entre le monde matériel et le monde spirituel.

Visiter le group C du sactuaire My Son

Group C du sactuaire My Son

Près du groupe C1 (à droite quand vous arrivez), on peut voir un gros trou dans le sol: c’est un cratère de bombe. Il s’en est fallu de peu que les principaux édifices du site ne s’envolent en fumée.

Entre C et B1 (toujours sur la droite): de part et d’autre du mur qui sépare le group C du group B, morceaux de colonnes et de chapiteaux. Sur les colonnes, des motifs hindo-musulmans ont été sculptés, mais les fûts évoquent plutôt des colonnes ioniennes! Au pied de ces colonnes, on peut remarquer des pétales de fleurs qui sont des motifs bouddhiques du XIe s.

Découvrir le groupe B du sactuaire My Son

Considéré comme le centre du site. On y retrouve d’importantes influences indiennes et indonésiennes. Plan semblable à celui du groupe C, dont il est séparé par un petit mur.

Le kalan B1, qui date de 1074, est le sanctuaire principal, dédié au dieu-roi Bhadresvara. Ne cherchez pas un haut édifice, il n’en reste que les bases, avec un sanctuaire à ciel ouvert où l’on peut voir un lingam sur un yoni carré. Pour vous en approcher, grimpez les quelques marches et passez derrière la colonne renversée.

groupe B du sactuaire My Son

Groupe B du sactuaire My Son

Lors des fêtes, le lingam était recouvert d’un chapeau en or sur lequel on versait de l’eau. Le liquide se déversait dans une fente tournée vers le nord, avant d’être recueilli et bu, car il possédait, disait-on, des propriétés curatives.

Selon une autre hypothèse, le lingam représenterait le mont du Temple avec ses deux sources qui se réunissent en un seul ruisseau, celui que l’on traverse pour accéder au site. Les murs de clôture possèdent des niches qui servaient à abriter des lampes.

Le superbe B5 est le mieux conservé des monuments de My Son. Il s’agit d’un sanctuaire réservé au roi où l’on déposait les objets de culte et les livres sacrés. La partie haute, reconnaissable à son toit scaphoïde, rappelle la forme d’une coque de bateau.

Dans la partie du bas, les statues de divinités aux mains jointes avaient naguère la tête couverte d’or. Sur les côtés, il y a deux petites fenêtres aux épaisses colonnes et, au-dessus, un beau bas-relief en grès montrant deux éléphants se faisant face.

Visiter le groupe D du sactuaire My Son

Groupe un peu disparate et endommagé, situé entre les groupes B et C et la rivière. – D1, dans l’axe de B2 et B1, est en fait le mandapa (salle de méditation) du group B. C’est un long édifice, avec entrée à l’est, où sont exposés quelques beaux éléments d’ornementation du Xe s.

groupe D du sactuaire My Son

Groupe D du sactuaire My Son

À l’intérieur, superbe bas-relief de Shiva dansant. Toutes les statues sont décapitées pour annuler le cycle des réincarnations.

Entre les groupes D1 et D2 s’étend la cour des stèles avec quelques statues, stèles et tables d’offrandes.

Dans le monument D2 se trouve en second petit musée avec des sculptures. On peut y admier le Siva Mua: une statue qui représente le dieu Shiva avec huit bras en train de danser. Le long des murs de ce petit musée, de nombreux blocs représentent des et des éléphants-lions.

Visiter le groupe A du sactuaire My Son

En face du groupe D, de l’autre côté de la rivière.

A1: était autrefois une tour de 24 m de haut. Elle fut bombardée par les avions américains en 1969. Dans les ruines pathétiques de A1, il ne reste que le yoni, c’est-à-dire un bassin carré en pierre (symbole de sexe féminin), mais le lingam (symbole du sexe masculin) a dis paru.

groupe A du sactuaire My Son

Groupe A du sactuaire My Son

À l’intérieur, on a récupéré les quatre scènes sculptées de l’époque Ramayana, actuellement exposée au musée Cham de Da Nang. Autour de A1, il y avait 12 petits monuments, tous en ruine aujourd’hui.

Découvrir les hauts plateaux du Centre

Entre Da Nang, Dalat et la côte orientale du Vietnam s’étend la plus vaste portion de territoire du sud du pays: les Hauts Plateaux du Centre. Les frontières du Cambodge et du Laos marquent la limite occidentale de cette zone enclavée qui joua un rôle stratégique crucial pendant la guerre.

hauts plateaux du Centre

L’armée américaine y détenait des bases importantes à Ban Me Thuot, Pleiku et Kon tum. Les paysages portent, en de nombreux endroits, les traces des bombardements: cratères de bombes envahis par une végétation rase, monts pelés et déboisés victimes des défoliants, du napalm et du fameux agent orange.

Voilà une région à part, plus fertile dans le Sud, plus montagneuse dans le Nord, où vivent de nombreuses minorités ethniques dont les plus importantes sont les Giarai, les Mnong, les, Édé, les Bahnar et les Sedang. Grâce à l’alitude (entre 500 et 800 m en moyenne), le climat reste tempéré avec un air vif et sec toujours supportable, comme à Dalat, première ville climatique des Hauts Plateaux.

Seulement 2 millions de personnes y habitent, les Vietnamiens dans les villes, les « Montagnards » dans les campagnes. En raison du manque d’infrastructures hôtelières et touristiques, de la trace encore récente de camps de concentration, cette région fut l’une des dernières du pays à ouvrir ses portes aux étrangers.

L’accueil et l’organisation des bureaux locaux du tourisme relèvent encore de l’artisanat et du bricolage d’après-guerre, sauf à Dalat. Il faut le savoir pour ne pas avoid demauvaises surprises. La solution la moins onéreuse et la plus lente consiste à faire la boucle suivante en bus: Nha Trang, Ban Me Thuot, Pleiku, puis redescente vers Quy Nhon sur la côte. L’idéal: louer une moto ou une voiture, et compter 3 ou 4 jours pour avoid le temps de musarder dans les villages des minorités.

Meilleur itinéraire de visiter le sanctuaire de mỹ sơn

Êtes-vous un chercheur en culture ? Êtes-vous un architecte ? Êtes-vous un archéologue ? Ou êtes-vous simplement un touriste ? Eh bien, qui que vous soyez, vous devriez visiter cette terre sainte pour comprendre l’élément culturel ancien du Vietnam, d’une beauté sacrée et mystérieuse unique. Cette excursion d’une journée est organisée quotidiennement pour les touristes qui séjournent déjà à Hoi An et qui veulent découvrir la terre sainte de My Son.

Points forts de cet excursion de visiter le sanctuaire de mỹ sơn

  • Découvrez les majestueuses ruines anciennes datant du 4ème siècle.
  • Rencontrez les membres de l’ethnie Cham et apprenez-en plus sur leur mode de vie.
  • Apprenez-en plus sur la culture Champa

Itinéraire détaillé de visiter le sanctuaire de My Son

7:30 -8:30 : Notre guide et notre voiture viendront vous chercher à votre hôtel.

8:30 : Départ de Hoi An en traversant le pont Cua Dai avec ses vues spectaculaires sur le système fluvial de Hoi An, les montagnes et les îles de Cham. Nous arrivons au village de pêcheurs qui vit avec l’activité des marchands qui vendent leurs prises du soir, offrant de belles opportunités de photos.

9:45 : Arrivée à My Son, cette « Vallée des Rois » telle que décrite par les historiens français était autrefois la capitale du royaume Cham Pa du 4ème au 15ème siècle.

Après un spectacle de danse traditionnelle, votre visite à pied des ruines Cham commence par une courte ascension le long d’un chemin bordé de jungle. Pendant que vous explorerez la zone, votre guide vous expliquera l’histoire de ce site religieux qui a servi de lieu de sépulture aux monarques Cham il y a des siècles.

11h30 : Retour à Hoi An pour une croisière dans la campagne de Hoi An le long de la pittoresque rivière Thu Bon. Vous déjeunerez sur le bateau et verrez les magnifiques vues le long de la rivière.

14:00 : Le voyage en bateau se terminera au quai Nguyen Hoang dans la vieille ville. Vous serez libre d’explorer la vieille ville ou de retourner à votre hôtel par vos propres moyens.

En conclusion, après avoir lu cet article, nous espèrons que vous avez des informations utiles pour bien préparer votre voyage au sanctuaire de My Son Vietnam. N’hésitez pas à nous contacter pour plus de renseignements sur cette destination du sanctuaire de My Son.

Source : Internet

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Van Pham
Van Pham

Je m’appelle Van Pham. Quand j’étudiais le français à l’université des langues étrangères de Hanoi, j’ai rêvé de travailler dans le secteur touristique et d’avoir l’occasion de visiter tous les magnifiques sites vietnamiens. Pour que davantages de voyageurs francophones découvrent mieux mon beau pays, je me suis joint à Atypik Vietnam. Je voudrais partager mes expériences de voyage intéressantes avec vous. J'espère que mes connaissances pourront vous aider de bien préparer votre voyage au Vietnam.

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