Guide complet pour réussir à voyager aux Tunnels de Cu Chi 

Tunnels de Cu Chi : Pour réussir à voyager à Củ Chi, découvrez notre guide de voyage complet ! Retrouvez toutes les informations essentielles : Bons plans et astuces…

Tunnels de Cu Chi

Cu Chi Tunnels

Immense réseau de galeries souterraines et d’étroits boyaux creusés à la main par les Vietcong pour se réfugier et se défendre contre la « machine de guerre » américaine, les tunnels de Cu Chi, longtemps fermés au public, constituent aujourd’hui l’un des grands sites historiques de la guerre du Vietnam. D’abord pour comprendre la ténacité et l’ingéniosité des maquisards vietnamiens qui surent résister avec trois fois rien à l’une des armées les plus conditions atrocement difficiles dans lesquelles vécurent les civils et les soldats vietcong du « maquis »de Cu Chi.

Voici sans doute, avec le secteur de « la rue sans joie » près de Quang Tri (17e parallèle), la région du Vietnam qui a le plus souffert sous les bombes, les défoliants, napalm. On l’appelle encore le « Triangle de fer » en raison des bombardements intensifs, mais aussi à cause de la détermination farouche de ses combattants antiaméricains le plus étonnant ici, é’est que les tunnels ont tenu bon jusqu’à la fin de la guerre, remplissant leur mission d’encadrement de toute une population de paysans et de riziculteurs gagnés à la guérilla populaire.

Les tunnels, que l’on visite à l’aide d’une lampe torche et sous la conduite d’un guide vietnamien, ont été agrandis pour recevoir les touristes. Mais, sachez-le, l’endroit reste éprouvant pour ceux qui souffrent de claustrophobie. On sort de ce dédale tout courbatu. Imaginez-vous y passer plusieurs jours enfermé, sous la mitraille… Cu Chi, l’endroit où se révèle le génie guerrier d’un peuple capable de vaincre un éléphant avec l’énergie d’une fourmi…

Histoire des Tunnels de Củ Chi

Les premiers tunnels de Cu Chi furent creusés dès les années 1940 par des maquisards du Vietminh, en lutte contre les Français, afin de cacher leurs munitions, mais aussi de se cacher eux-mêmes en cas d’attaque d’une patrouille ennemie. Une fois à l’abri sous terre, ils pouvaient se déplacer d’un hameau à l’autre, soit pour fuir, soit pour communiquer avec d’autres maquisards.

Tunnels Cu Chi

Tunnels Cu Chi 1940

Cu Chi fut choisi pour au moins deux raison: d’abord à cause de la proximité de Saigon, qui était une cibleimportante sur le plan stratégique; ensuite à cause de la topographie des lieux. En effet, encardrée à l’est et à l’ouest par une grande boucle de la rivière de Saigon, la terre dure et rouge de Cu Chi, difficile à creuser, reste quand même idéale pour construire un réseau souterrain capable de résister au temps et aux assauts extérieurs.

En outre, le niveau de l’eau de la rivière est trop bas pour inonder les galeries souterraines. Déjà, en 1945, le premier réseau était opérationnel, servant même de QG au maquis « D » du Vietminh.

Tunnels Cu Chi Vietminh

Tunnels Cu Chi Vietminh

Abandonnés après la guerre d’Indochine et le départ des Français, les tunnels furent repris plus tard par les combattants vietcong qui les réparèrent et les consolidèrent, tout en étendant considérablement le réseau. Celui-ci passa de 17 à 200 km! Un travail de fourmis réalisé dans l’ombre par des villageois, encadrés secrètement par des officiers communistes infiltrés au sud du Vietnam.

La piste Ho Chi Minh, qui traversait le pays du nord au sud, aboutissait non loin de Cu Chi et lui servait en somme de cordon ombilical par lequel arrivaient les armes et les munitions. Au début des années 1960, Cu Chi était devenu un vrai fief vietcong. De ce sanctuaire de combreuses actions armées et attaques éclair furent menées contre Saigon et les intérêts du régime de Diem.

Un régime détesté et honni par les paysans de la région que le gouvernement du Sud-vietnam avait voule fixer dans des « hameaux stratégiques ». Leur dégoût de Diem ne fit que renforcer leur combativité. C’est à partir de 1965 que l’état-major américain jugea utile de « pacifier » le « Triangle de fer ».

Guerre Vietnam et tunnels Cu Chi

Guerre Vietnam et tunnels Cu Chi

Pour le prendre en filet, plusieurs bases furent construites à partir de cette date autour de cette zone insoumise: à Cu Chi d’abord, où la base reposait sur des tunnels ennemis (sans que les Américains le sachent!), à Tay Ninh, à Ben Cat, Dau Tieng, Phuoc Vinh, Phu Loi et Hau Nghia.

De là décollaient les avions chargés de déverser des tonnes de défoliants, d’essence, de napalm, sur les rizières et les plantations de Cu Chi afin de transformer le secteur en un désert impossible à vivre. C’est ce que les Américains appelaient la stratégie « Search and Destroy »(Chercher et Détruire). Une fois la végétation brûlée, ils semaient une herbe diabolique, surnommée « l’herbe américaine », qui séchait très vite et brûlait tout sur son passage, s’enflammant sitôt qu’une bombe tombait au sol.

Pour déloger les maquisards vietcong cachés dans leurs galeries souterraines, des bergers allemands furent lâchés dans les tunnels. Mais leur odorat fut trompé par le poivre (et parfois par l’odeur des uniformes et du savon subtilisés aux Yankees) et beaucoup sautèrent sur des objets minés.

Alors, les Américains envoyèrent des soldats, qui ne purent progresser dans les boyaux en raison de leur gabarit. On utilisa aussi des engagés mexicains, plus petits et… moins américains, mais en vain. Les soldats vietnamiens de l’armée du Sud-Vietnam prirent le relais. Plus petits et plus minces, il pouvaient se glisser dans les étroits tunnels, mais, là aussi, ils se retrouvèrent souvent empalés sur des tiges de bambous empoisonnées, dissimulées sous des trappes invisibles…

Bombe américaine tunnels Cu Chi

Bombe américaine tunnels Cu Chi

Les Américains dépensèrent énormément d’énergie, dé soldats et de moyens perfectionnés pour venir à bout de cette incroyable taupinière rebelle capable de résister à toutes les attaques. On envoya alors les bombardiers B52, véritables forteresses volantes pouvant contenir 120 bombes; trois bombardiers au minimum participaient à un raid. Quand le bombardement d’un objectif était décidé, on comptait près de 10 raids par jour.

Il ne faut pas oublier non plus les attaques terrestres menées par les chars américains. À la différence des combattants vietminh, les maquisards vietcong se servirent des tunnels non seulement pour s’échapper, mais aussi pour accéder à des tranchées d’où ils pouvaient se battre (ils ne s’échappaient dans les tunnels qu’en cas d’offensive particulièrement violente ou de bombardements aériens).

Comment arriver et quitter aux Tunnels de Cu Chi

Bus Saigon tunnels Cu Chi

Bus Saigon tunnels Cu Chi

En voiture

Le site de Ben Duoc est situé à une soisantaine de kilomètres au nord de Ho Chi Minh-Ville, par la route nationle 22. Comptez 1h30 en voiture mais 2h si vous partez aux heures de bureau. Vous passez d’abord par le village de Cu Chi (à 35 km), qui est sur la même route qu Tay Ninh, où il vous faut bifurquer à droite.

En bus

Bus public: prenez le no 13 puis le no 79. Env 10 000 Dg l’aller.

Beaucoup d’agences du « quartier routard » arganisent des visites de Cu Chi et de Tay Ninh dans la même journée, au départ de Ho Chi Minh-Ville. C’est un bon plan qui vous permet de revenir dormir le soir Ho Chi Minh-Ville (compter 60 €/pers).

Conseils de visite des Tunnels de Củ Chi

Visite des tunnels de Cu Chi

Visite des tunnels de Cu Chi

Il y a 2 sites à visiter dans la région: celui de Ben Dinh et celui de Ben Duoc, distants de quelques kilomètres. Mais attention, les 2 sites sont payants chacun au même tarif (90 000 Dg). Il n’est donc pas forcément utile de visiter les deux. Par notre itinéraire, vous arrivez à celui de Ben Duoc, celui don’t nous parlons plus bas, le plus aménagé.

Le site de Ben Duoc possède l’avantage de proposer des tunnels reconstitués et élargis, donc plus faciles pour nos gabarits d’Occidentaux, mais aussi pour les claustrophobes! Le site de Ben Dinh est plus authentique mais moins aménagé et les tunnels sont donc plus étroits. Il propose un ensemble de cartes du réseau des tunnels. À vous de choisir.

Gare au bruit: les casques auditifs sont parfois insuffisants. Pensez-y!

Que faire, visiter et voir aux Tunnels de Củ Chi

Le site de Ben Duoc et tunnels de Cu Chi

Ben Duoc tunnels de Cu Chi

Ben Duoc tunnels de Cu Chi

Ouvert Tlj 7h-17h. Compter au moins 1h pour la visite. Entrée: 90 000 Dg. Mêmes horaires et même tarif pour celui de Ben Dinh. Essayer d’y être le plus tôt possible, c’est-à-dire dès l’ouverture, vers 7-8h, afin d’éviter la grosse chaleur et les cars de touristes qui débarquent vers 10h.

Sur place, on trouve une buvette qui fait aussi resto, sous une paillote, un magasin de souvenirs de guerre (c’est d’assez mauvais goût…). Détail significatif: toutes les femmes, hôtesses, serveuses sont vêtues du traditionnel pyjama noir que portaient les maquisards vietcong durant la guerre du Vietnam.

Sur le site de Ben Duoc, la visite commence par un petit film de 15 mn comportant de belles images d’archives (avec une version française). Ensuite commence la sisite guidée des tunnels. Le guide, qui est rarement un ancien soldat, est pourtant en uniforme, il parle l’anglais mais rarement le français.

 Il y a plusieurs niveaux souterrains: le niveau 1 est le plus proche de la surface, c’est celui que l’on visite le plus. Le niveau 2 est en peu plus profond, mais aussi plus combre et plus étroit. Les claustros l’éviteront sans doute! Attention: il fait très chaud dans ces étroits boyaux, et on attrape vite des crampes aux jambes à force de marcher recroquevillé les uns derrière les autres. Enfin, les photos ne sont pas interdites, mais n’oubliez pas votre flash, la lampe du guide se suffisant évidemment pas.

Ben duoc Cu Chi

Ben duoc Cu Chi

Ce vaste labyrinthe souterrain commence à 3 m sous le niveau de la terre, cela pour éviter que le tunnel ne s’effondre. Il devait pouvoir ainsi supporter le passage d’un char de 50 t ou la chute d’une bombe de 100 kg. On y accède par des entrées dissimulées sous les feuillages, mais il existe de nombreuses trappes invisibles au regard, par où les maquisards pouvaient entrer ou sortir discrètement.

Un tunnel moyen mesure de 60 à 70 cm de large sur 80 à 90 cm de haut. C’est un boyau obscur une sorte de ville clandestine comportant toutes les installations nécessaires à la survie et à la guérilla vietcong: salles de réunion, hôpitaux souterrains, chambres où dormaient les commandants, cuisine où le menu quotidien était composé de manioc et de riz enveloppé dans une feuille de bannanier.

Notez l’ingénieux système d’évacuation de fumée destiné là leurrer les Américains. Il y avait aussi, mais on ne les visite pas, des armureries et des entrepôts de munitions. Extrêmement ingénieux, les Vietnamiens avaient creusé des trous d’aération ainsi que des puits d’eau potable (on en voit un). Les tunnels s’étagent parfois sur plusieurs niveaux, jusqu’à 7 m de profondeur.

Cu Chi Ben Duoc

Cu Chi Ben Duoc

Certaines branches de tunnel mènent à la rivière de Saigon, permettant aux maquisards de s’enfuir au cas où les « rats de Cu Chi » chargés de les débusquer auraient franchi les nombreux pièges dans la pénombre du réseau. Comme, par exemple, ces trappes d’angle cachant des trous profonds hérissés de bambous taillés comme des flèches et don’t les extrémités étaient enduites de poison… L’homme qui tombait dedans était souvent mortellement blessé.

On découvre les différents systèmes de trappes en toute fin de visite, ainsi que quelques armes d’époque. Et puis, on voit aussi des cratères de bombes de B52 (il y en a plein d’autres dans les rizières aux alentours, qui servent aujourd’hui de mares en saison des pluies…). La visite se termine dans une cuisine d’époque reconstituée, où l’on fait la queue aux heures de pointe, pour une dégustation de thé, de manioc et de carrés de riz…

On peut aussi se rendre au mémorial des combattants vietnamiens (44 000 noms inscrits), à droite après la sortie. Seul véritable reproche concernant la visite du site: il manque encore, selon nous, un véritable musée digne de ce nom. Pis, la boutique et le minizoo, triste à pleurer, ne sont pas de très bon goût. Mais il y a pire…

Ben Dinh

Secteur le plus visité, cette petite portion rénovée des tunnels ( 65.000 d) Se situe  près du village de Ben Dinh, à 50 km de Ho Chi Minh-ville. Dans l’une des salles du centre d’accueil, une carte montre l’étendue du réseau au nord-ouest de l’agglomération de Ho Chi Minh-ville. Les tunnels sont  indiqués en rouge, les bases vietcong en gris clair et les rivières  en bleu clair ( la Saigon figure en haut de la carte).

Ben Dinh tunnels Cu Chi

Ben Dinh tunnels Cu Chi

Les villages fortifiés tenus par les Sud-vietnamiens et les Américains sont signalés en gris. Les points bleus représentent les postes américains et sud-vietnamiens censés aussurer la sécurité des villages avoisinants.

Au centre , la jonze bleu marine correspond  à la base de la 25ère division d’infanterie américaine. La plupart des circuits organisés n’incluent pas cette ancienne base, mais vous pourrez la visiter si vous disposez d’un guide et d’un chauffeur.

Ben Dinh Củ Chi

Ben Dinh Củ Chi

À droite de la carte apparaissent deux schémas en coupe des tunnels. Celui du bas est une copie du plan utilisé par  le général Westmoreland, commandant des forces américains au Vietnam de 1964 à 1968. Les Américains semblaient assez bien renseignés, même si les tunnels ne passaient pas sous les rivières et que les rebelles ne portaient pas de casques dans les souterrains.

La section du tunnel ouverte au public se trouve à quelques centaines de mètres au sud du centre d’accueil. Elle serpente  sur 50 m à travers diverses salles. Les tunnels, non éclairés, mesurent environ 1,20 m de hauteur sur 0,80 m de largeur. Un tank M41 endommagé et cratère de bombe avoisinent la sortie, dans un bosquet d’eucalypus récemment planté. Sachez que le site est très touristique et régulièrement bondé.

Musée de la guerre des Tunnels de Củ Chi

Musée de la guerre des Tunnels de Củ Chi

Musée de la guerre des Tunnels de Củ Chi

Le petit musée de la guerre des Tunnels de Củ Chi ( Nha Truyen Thong Cu Chi ; 1 $) se trouve non pas sur le site même, mais près de la nationale, dans le centre de la ville de Cu Chi. Il renferme quelques photos de civils morts ou gravement blessés après des bombardements américains et une liste de soldats vietcong tués dans la région de Cu Chi.

Plutôt décevant, il ne mérite pas vraiement le détour, d’autant que les explications sont presque toutes en vietnamien. Le musée des Souvenirs de guerre de Ho Chi Minh-ville est loin plus intéressant.

Centre de protection de la faune de Củ Chi

Centre de protection de la faune de Củ Chi

Centre de protection de la faune de Củ Chi

À quelques kilomètre des tunnels de Ben Dinh, ce centre vient compléter les sites du district de Cu Chi. On y recueille des animaux sauvages confisqués à leurs propriétaires ou à trafiquants. Ours noirs d’Asie, Loutres, gibbons et même un léopard font partie des pensionnaires.

Lors de notre passage, le centre agrandissait  ses enclos pour améliorer les habitats. Une exposition instructive présente  la situation assez déplorable de la faune au Vietnam et comprend une «  chambre de la mort », un ensemble d’appâts et de piège. Les dons ou l’achat des produits en vente aident à financer le centre. Vous aurez du mal à trouver votre chemin sur les peties routes, aussi vaut-il mieux demander à un tour-opérateur de combiner cette visiter avec les tunnels de Cu Chi.

Nous espèrons que les informations de notre article sont utiles pour la préparation de votre voyage aux tunnels de Cu Chi Vietnam. Si vous avez des questions ou des conseils utiles, n'hésitez pas à laisser des messages ci-dessous. Nous serons heureux d'avoir de vos nouvelles.

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Tunnels de Củ Chi
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